08 septembre 2008
Survivre
Survivre
C’était devenu pratiquement impossible de sortir sans tomber sur eux. ILS étaient partout, souvent par groupe de cinq ou six, parfois plus, à guetter nos déplacements. Beaucoup d’entre nous avaient fini par se faire prendre et ILS les avaient tous tué. ILS étaient devenus de plus en plus puissant au fil des mois et je sentais que nos jours étaient irrémédiablement comptés. Il nous était presque impossible de trouver régulièrement de la nourriture et les plus faibles et les plus affamés finissaient par braver le danger en sortant malgré tout sans précautions et poussé par la faim. Très peu revenaient et notre population diminuait de façon alarmante. Le seul moment a peu près calme et sur, c’était les heures juste avant l’aube. Souvent leur vigilance était moindre et il était plus facile de les éviter. Mais il nous fallait à tous prix rentrer avant le lever du soleil et ceux qui l’oubliaient le payait de leur vie.
C’est exactement ce qui me tracassait cette nuit là. Je m’étais éloigné un peu trop de ma cachette dans l’espoir de trouver de la nourriture et la nuit touchait à sa fin. Une fois encore je rentrais bredouille et une fois encore je leur avais échappé de justesse. Cinq grands mâles et une femelle m’avaient aperçu et pourchassé dans les rues basses de la ville et ma parfaite connaissance du quartier m’avait une fois de plus sauvé la vie. ILS devaient encore être en train de se demander comment j’avais pu leur échapper et cette pensée me fit sourire. J’avais ensuite soigneusement évité les quais ou ILS se postaient souvent et j’étais remonté vers le centre en empruntant les rues étroites de la vieille ville. Deux fois je dus contourner un groupe de mâles qui patrouillaient, en passant par les toits. J’arrivais enfin sur les boulevards extérieurs quand je vis le ciel s’éclaircir légèrement à l’est. Il fallait que je rentre avant l’aube et ma cachette était toute proche, il me restait juste le cimetière à traverser.
Je m’avançais à découvert, sur mes gardes et je me dirigeais rapidement vers le grand portail de fer qui gardait l’entrée du cimetière. C’était risqué mais à cette heure là il était rare de LES voir dans le coin. Je franchis l’entrée et je pris une des contres allées qui menait jusqu’au quartier des mausolées. Il faisait encore suffisamment nuit pour que je puisse me dissimuler dans les ombres des pierres tombales mais je restais méfiant et tous mes sens étaient en alerte. C’est en arrivant près du mur sud, à quelques mètres de mon but, que je le vis.
C’était un grand mâle adulte à la musculature impressionnante. IL se tenait devant l’entrée de la crypte dont la porte était entrouverte et semblait attendre en regardant vers l’est. J’attendis quelques instants derrière une tombe en forme de sarcophage pour voir s’il était seul et je décidais d’agir. Je n’avais pas d’autre choix que d’attaquer si je voulais passer. La distance qui nous séparait était d’à peine trois mètres, IL ne m’avait pas vu arriver et me tournait en partie le dos. Je me précipitais vers lui et le percutais au niveau du torse. Sous la violence de l’impacte il recula et franchit la porte entrouverte de la crypte avant de dévaler l’escalier de pierre qui se trouvait derrière. Je le suivis en bas de la douzaine de marches et je le découvris allongé sur le dos les yeux grand ouvert.
IL ne pouvait me voir dans l’obscurité totale qui régnait ici, contrairement à moi. IL était juste un peu sonné et tenta de se relever. Je ne lui en laissais pas le temps. Je me précipitais pour l’immobiliser et planter mes canines dans sa jugulaire palpitante. Le goût du sang me fit vibrer de plaisir et je ne prêtais aucunes attentions aux convulsions de ma victime agonisante. Décidément les humains étaient sans doute de plus en plus dangereux mais tellement indispensable à notre survie. Quand j’en eus terminé avec lui je remontais l’escalier et fermais la porte soigneusement avant de retrouver mon cercueil dans les profondeurs de la crypte. Déjà les Goules sortaient des nombreuse alcôves qui leur servaient de tanière pour se repaître du cadavre que je leur laissais . Le soleil, si mortel pour notre peuple, allait bientôt se lever et je devrais attendre la nuit pour sortir de nouveau et me nourrir pour survivre…
Krono Waaagh !
Une petite histoire mettant en scène les Ork de Warhammer 40K volontairement traitée de façon humoristique.
Krono Waaagh !!
Sainte Terra
Campement de la Waaagh du Big Boss Nazbrok
- Pass’moi la Klé d’douze et l’Kogneur !
- Grot…
- Et l’dézingueur à kulbut’
- Grot…
- Fil’ossi le p’tit krameur
- Grot…
- Et Kass’toi t’é d’vant l’projo
- Grot ??
- KASS’TOI !!
En disant ça, Glarz’ envoya un violent coup de pied au Gretchin qui traversa l’atelier en vol plané avant d’atterrir bruyamment sur un empilement instable de boîtes métalliques. Sans demander sont reste, la pauvre créature s’enfuie en piaillant vers une autre occupation. Glarz’, imperturbable, continua son travail en mâchouillant un squig qui émettait des petits cris plaintifs à chaque fois que les dents de l’Ork se refermaient sur son petit corps caoutchouteux. Cela faisait des jours que Glarz’ Travaillait sans relâche sur sa nouvelle invention et dans quelques heures il allait enfin pouvoir la faire fonctionner. Glarz était un Ork d’une (très) rare intelligence et d’une créativité débordante. Il avait à son actif des chef-d’œuvres de la technologie comme le Krameur à répétition, Le GroFling’ sans R’Kul, le Kikoup’ Boomerang, le Truck à Réaction ou la Klé d’Douze Énérgétik, mais la machine qu’il était en train de terminer allait tout révolutionner. Glarz’ en était sur, grâce à celà il allait devenir le Gro’Mek le plus respecté de toute la Waaagh du Big Boss Nazbrok et les Orks allaient enfin pouvoir se débarrasser définitivement des forces de l’empire Humain.
Cette fabuleuse machine, qui ressemblait à un énorme générateur de téléportation agrémenté d’un complexe système d’horlogerie, était destinée à envoyer une partie des Boyz de la Waaagh dans le passé pour qu’ils exterminent les humains bien avant l’apparition de ces satanés Space Marines. Glarz’ l’avait appelé le Krono Katapulteur de Waaagh mais la majorité de ses congénères, Big Boss compris, lui avaient donné le nom de Krono Waaagh. Les Orks devant l’utiliser prenant tout naturellement celui de Krono Boyz. L’énergie nécessaire pour la faire fonctionner était fournie par une centrale à Grot, gigantesque structure mobile aux allures de cube irrégulier ou des centaines de Gretchins pédalaient pour actionner une dynamo géante. Chacun des Krono Boyz devait porter un petit cône en métal doré sur la tête, appelé P’ti Chapo et destiné à capter l’énergie du Krono Katapulteur. Si tout se passait bien, plusieurs milliers de Boyz seraient envoyés dans le passé pour anéantir les humains.
Glarz’ cracha le squig qu’il mâchouillait et émit un petit grognement de plaisir en se reculant pour contempler son œuvre. Il avait enfin terminé les derniers réglages, le Krono Katapulteur de Waaagh était prêt à fonctionner. Il ne restait plus qu’à programmer la durée du voyage et ça c’était une autre affaire. Glarz’ avait fait des essais en envoyant quelques Boyz volontaires dans le futur et pour l’instant un seul était réapparut vingt jours après. Le Toubib’ de la Waaagh l’avait aussitôt emmené dans son labo pour l’examiner et personne ne l’avait revu entier. Glarz’ n’avait donc que très peu d’informations et décida de tout reprogrammer à l’envers en multipliant ses calculs par dix pour être sur d’atteindre un lointain passé. Quand Nazbrok, l’immense Big Boss de la Waaagh se pointât il venait tout juste de finir.
- Kes’tu fou Glarz’
- Cé Oké Boss
- Aaahrg Têt’ de Grot, t’a intéré k’sa march’ ton truk !
- T’inkiet’ Boss, les Po Mol’ von s’fer dérouyé par no Krono’Boyz
- J’i kont’ben, j’par avek eu, fil’moi un p’tit Chapo et fé aktivé ta Krono Waaagh !
Glarz’ donna au Big Boss un petit cône doré que Nazbrok mit sur sa tête et s’empressa d’aller appuyer sur le bouton rouge qui actionnait la sirène de rassemblement des Krono Boyz. Une immense clameur parcourue le camp des Orks et des milliers d’entre eux accoururent pour se rassembler autour de leur Big Boss. Au même moment les fouets claquèrent dans la centrale à Grot et les gretchins commencèrent à pédaler pour activer la dynamo géante. Le Krono Katapulteur de Waaagh se mit à vibrer alors que l’énergie arrivait dans ses circuits. Glarz’ contempla le spectacle avec un petit sourire satisfait. Dans tous les cas, Nazbrock le Big Boss et tous les Nob’z qui l’accompagnaient ne reviendraient pas de ce voyage. Glarz’ se voyait déjà à la tête de la Waaagh. Surtout qu’il avait vu très large en programmant le Krono Katapulteur de Waaagh.
Sainte Terra
Poste avancé des Forces de l’Imperium
Le Capitaine Kugler du Chapitre Space Marine des Crimson Fist regardait d’un air incrédule en direction du campement des Orks. Depuis des mois les Peaux Vertes s’étaient invités sur Sainte Terra, arrivant par milliers à bord de leurs innombrables vaisseaux pour envahir le lieu le plus sacré de l’Impérium. Malgré les efforts combinés des Space Marine, de la Garde Impérial et des Forces de l’Inquisition cette vermine grouillante continuait de les narguer et gagnait de plus en plus de terrain. L’Imperium avait fini par faire appel à toutes les forces disponibles pour venir au secours de Sainte terra et de nombreux chapitres Space Marine étaient en route. Les prestigieux Space Wolves et les Ultramarines seraient la dans quelques heures alors que les Black Templars, les Dark Angel et plusieurs régiments de la Garde Impériale étaient annoncés dans les deux jours.
Mais pour l’instant le Capitaine Kugler n’en croyait pas ses yeux. Les Peaux Vertes avaient construit ces dernières semaines une énorme structure en forme de cube et une plus petite qui ressemblait à un bric-à-brac de rouages et d’antennes de toutes sortes. Depuis une heure cette machine infernale émettait un rayonnement vert intense et des éclairs de la même couleur partaient dans toutes les directions alors que des milliers d’Orks gesticulaient en poussant des cris sonores au rythme d’énormes tambours de guerre. Au milieu de cette marée verte, Kugler avait repéré un Ork d’une taille gigantesque, sans doute l’un des plus grand jamais observé. Si ses renseignements étaient bons, il s’agissait de Nazbrok, le Big Boss en personne et cela ne présageait rien de bon.
Soudain un flash éblouissant illuminât le centre du camp des Orks, à l’endroit ou se tenait l’étrange machine, suivit d’un bruit de tonnerre assourdissant. Les systèmes optiques de sécurité du casque se déclenchèrent pour éviter au Capitaine Kugler d’être éblouit mais il mit quand même quelques secondes avant de retrouver une vision claire. Quand il regarda à nouveau vers le campement des Orks il resta estomaqué par ce qu’il découvrit. Il régla le zoom de ses oculaires sur le maximum et scruta les lieux de long en large. La machine infernale était toujours là, au centre du camp, mais autour d’elle tout était vide. Pas moins de Dix mille Orks et un Big Boss venaient de se volatiliser.
Sainte Terra
Dans un lointain passé
Un secrétaire fit irruption dans le bureau du président, les vêtements en désordre et avec une expression d’infinie terreur sur le visage.
- Monsieur le président, nous sommes attaqués
- Comment ça Donald, qui nous attaque ?
- Des centaines de créatures, là, sur la pelouse du parc. Elles sont vertes, monstrueuses, armées jusqu’aux dents et elles portent des petits chapeaux dorés en forme de cône sur la tête.
- Vert ? Vous pensez que ce sont des martiens ?
- Je ne pense pas Monsieur le Président, mais ça pourrait être ça.
- Et bien faite intervenir les gardes mon cher Donald
- C’est fait monsieur le président, ils sont tous morts.
- Et bien voilà, c’est très bien Donald…
- Heu.. ce sont les gardes qui sont mort monsieur le président…
- Ah ! je vois, et bien faite intervenir l’armée
- Ils sont en route monsieur le président mais je ne pense pas qu’ils seront là à temps
- Hum.. C’est fâcheux. J’imagine qu’il me faut aller rencontrer ces " envahisseurs " mon cher Donald
- Je ne pense pas que ça soit très prudent monsieur le Président.
- Vous ne pensez pas beaucoup à ce que je vois. Nous verrons bien, suivez-moi Donald.
Le président sortit du bureau et se dirigea d’un pas alerte vers l’entrée, traversant les longs couloirs ou le personnel affolé courrait dans tous les sens. Il arriva enfin sur la terrasse et découvrit le spectacle hallucinant de centaines de créatures à peau verte, hurlantes et gesticulantes qui occupait toute la vaste pelouse du parc.
- Donald ? Quelqu’un leur à dit ou ils se trouvaient et qui j’étais.
- Non Monsieur le président…
- Et bien allez leur dire qu’ils sont sur la pelouse de la Maison Blanche et que je suis Le Président des États Unis d’Amérique.
- Je pense que vous allez pouvoir leur dire vous-même monsieur le président, les voilà qui arrivent. Lança Donald avant de fuir à toutes jambes.
Le Président vit alors la masse grouillante de peaux verte se précipité sur lui en hurlant quelque chose qui ressemblait à :
WAAAAAAAAAGH !!!!



